07 janvier 2007
Trois mois de silence ...
Et en plus, je ne reviens que pour donner un lien. Mais c'est important ... le réchauffement, ce n'est pas pour demain : c'est aujourd'hui !
2006 confirme la tendance au réchauffement de la planète (Le Monde)
Bonne année 2007 !
16 septembre 2005
La semaine de la mobilité ...
commence aujourd'hui, et dure jusqu'à jeudi prochain. Sortez les vélos, les trotinettes, les rollers, les baskets ... et prenez l'air au lieu de vous enfermer dans vos voitures.
27 avril 2005
Le progrès ...
Je ne voudrais pas assombrir le ciel bleu que certains ont dans la tête en ce jour où on célèbre le premier vol du plus gros navion que les airs aient porté, mais ... cet A380 est une immense connerie. Enfin, du point de vue écologique. Je concède qu'il fait bosser du monde dans 4 pays européens (d'ailleurs, il y a longtemps, j'ai eu un petit copain qui bossait à la construction des Airbus, et je n'ai jamais été très tranquille en prenant ces avions, par la suite ... mais passons). Mais à part ça ... Vous savez que le transport aérien consomme un quart de ce que consomment les transports routiers ? Si vous ramenez cela à l'usage qu'on en fait, vous vous rendrez rapidement compte que c'est dévoreur d'énoergies fossiles, et extrêmement polluant. En règle générale, le développement du transport aérien est une plaie écologique.
Au sujet des énergies fossiles et de leur rapide tarissement, un site à la fois drôle et effrayant : Shappock plus durer !
Et pendant ce temps, nos gouvernants se chamaillent pour savoir qui prendra la place de Raffarin, ou celle de Chirac ... Qui a dit : "Gouverner, c'est prévoir" ?
31 mars 2005
Un article du Monde (qui n'écrit pas QUE des conneries)
L'épuisement de la nature menace le progrès
LE MONDE | 31.03.05 | 14h41 • Mis à jour le 31.03.05 | 15h05
Politiques,réveillez-vous ! Tel est, en termes beaucoup plus diplomatiques, le
message délivré par plus de 1 300 scientifiques réunis par l'ONU à
propos de l'état des écosystèmes de la planète. Dans le rapport sur
"L'évaluation des écosystèmes pour le Millénaire", publié mercredi 30
mars à Tokyo, Pékin, New Delhi, Le Caire, Nairobi, Paris, Washington et
Brasilia, ils dressent un bilan très pessimiste de l'impact des
activités humaines sur l'environnement naturel. Surtout, le groupe de
scientifiques, animé par l'université des Nations unies (basée à Tokyo)
et la Banque mondiale, souligne que, si cette dégradation continue, le
bien-être humain ne pourra plus progresser, et que les objectifs du
Millénaire, fixés en 2000 et visant à réduire la faim, la pauvreté, la
maladie d'ici à 2015, ne pourront être tenus. L'événement intervient
alors que Tony Blair a fixé comme priorités du G8 qui aura lieu en
juillet en Grande-Bretagne le changement climatique et le
sous-développement de l'Afrique, et qu'en septembre les Etats de l'ONU
ont rendez-vous pour mesurer le degré d'avancement des objectifs du
Millénaire.
Située la plus à l'est, la capitale japonaise a eu la primeur de cet état de la situation environnementale planétaire, des scénarios et des réponses à sa dégradation. "C'est l'étude la plus complète réalisée à ce jour de l'état de notre planète", a déclaré A.H. Zakri, directeur de l'Institute of Advanced Studies de l'université de l'ONU et coprésident du comité directeur du projet lancé en juin 2001 par le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et auquel ont collaboré 1 360 spécialistes de 95 pays.
"Au coeur de cette étude, il y a une mise en garde : l'activité humaine exerce une telle pression sur les fonctions naturelles de la planète que la capacité des écosystèmes à répondre aux demandes des générations futures ne peut plus être considérée comme acquise", souligne le comité directeur. "On s'émeut de l'épuisement des ressources énergétiques, mais on néglige la destruction des écosystèmes", complète Hans Van Ginkel, secrétaire général adjoint des Nations unies.
On appelle "écosystème" un ensemble d'organismes (plantes, animaux, micro-organismes) agissant en interaction les hommes, précise les scientifiques, étant "partie intégrante des écosystèmes". La forêt tropicale, les océans, la savane sont des exemples d'écosystèmes, l'ensemble de ceux-ci composant la biosphère, qui est la partie vivante de la planète. L'originalité de l'étude est qu'elle ne s'intéresse pas à l'environnement en tant que tel, mais s'organise autour du concept de "services rendus par l'écosystème" tels que la nourriture, l'eau, le traitement des maladies, la régulation du climat. Or, indique le rapport, "environ 60 % des écosystèmes permettant la vie sur Terre ont été dégradés". Une dégradation qui "a été plus accentuée au cours des cinquante dernières années que dans toute l'histoire de l'humanité et -qui- ne pourra que s'aggraver au cours des cinquante prochaines".
Cela est dû à une transformation formidable de l'environnement : plus de terres ont, par exemple, été converties pour l'agriculture depuis 1945 qu'aux XVIIIe et XIXe siècles réunis, tandis que 60 % de l'accroissement de la concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère depuis 1750 s'est produit depuis 1959.
Le bilan n'est certes pas totalement négatif. Les scientifiques soulignent nettement que ces changements "ont contribué à des gains nets substantiels sur le niveau du bien-être de l'homme et le développement économique". Ils se sont notamment traduits par une augmentation de la production agricole supérieure à celle de la population humaine, et par une multiplication de l'économie mondiale par un facteur six.
LES PRIORITÉS ET LES RÉPONSES
De même, la proportion de personnes souffrant de malnutrition a été réduite et la santé humaine a été améliorée. Le problème majeur est que, si la dégradation des écosystèmes se poursuit, elle empêchera la réalisation des objectifs du Millénaire, alors même que les peuples les plus pauvres sont les premières victimes de ces destructions. La destruction de 35 % des mangroves a, par exemple, accentué l'impact des tsunamis, qu'elles contribuaient à amortir. Plus généralement, la dégradation des écosystèmes entraîne un accroissement des inégalités entre les peuples et constitue une cause majeure de la pauvreté, du fait que "les pauvres des zones rurales ont tendance à être plus directement dépendants des services d'origine écosystémique".
Un aspect très préoccupant souligné par les scientifiques est la probabilité accrue de "changements non linéaires" : ce terme signifie que, à partir d'un certain seuil de dégradation, un changement brutal se produit dans l'écosystème, qui ne devient plus seulement affaibli ou appauvri mais incapable de fonctionner. Un bon exemple en est celui des pêcheries mondiales, dans lesquelles plusieurs stocks de poissons ne sont plus exploitables, même modérément.
Cette probabilité est accentuée par l'impact très fort du réchauffement de la Terre sur l'environnement (il pourrait ainsi transformer en quelques décennies la région amazonienne en savane), qui rendra difficile ou impossible le rétablissement des équilibres rompus.
L'étude se veut un instrument pour identifier les priorités et les réponses à apporter. Elle s'inscrit dans une démarche comparable à celle du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC), dont le premier rapport en 1990 avait conduit à la Convention sur le climat et au protocole de Kyoto. "Nous n'avons pas voulu faire de prescriptions, dit M. Hans Van Ginkel. Il faut une volonté politique pour répondre à ce défi et chaque gouvernement doit être conscient de l'urgence mais il n'agira, individuellement ou collectivement, que sous la pression de l'opinion." Il reste à convaincre celle-ci que la gravité de la crise des écosystèmes n'est pas moindre que celle du climat.
28 mars 2005
Calculez votre empreinte écologique
| HECTARES GLOBAUX | ||
| ALIMENTATION | 1.7 | |
| TRANSPORTS | 0.3 | |
| LOGEMENT | 0.6 | |
| BIENS ET SERVICES | 1 | |
| VOTRE EMPREINTE TOTALE | 3.6 |
|
EN COMPARAISON, L'EMPREINTE ECOLOGIQUE MOYENNE DANS VOTRE PAYS EST 5.3 HECTARES GLOBAUX PAR PERSONNE. IL Y A 1.8 HECTARES GLOBAUX PRODUCTIFS PAR PERSONNE DANS LE MONDE.
SI TOUT LE MONDE VIVAIT COMME VOUS ON AURAIT BESOIN DE 2 PLANETES.
Voilà, je l'ai fait ... Il n'y a pas de quoi être fière du résultat, même si beaucoup d'autres font pire !
Vous aussi, vous voulez savoir si votre mode de vie est respectueux de l'environnement ? Alors, rendez-vous sur le site d'Earthday Network !
Ce qu'on dit, ce qu'on tait
Entendu ce matin à la radio : on nous aurait menti, en ce qui concerne les conséquences de Tchernobyl dans notre beau pays, aux frontières pourtant prétendûment étanches aux nuages radioactifs, en 1986. On feint de s'en étonner. Si ce n'était pas si grave, on pourrait pourtant en rire. Inutile je pense de revenir sur ce sujet. Si vous voulez en savoir plus, voici des sources à explorer :
- le site de l'IRSN (organisme officiel)
- le site de la CRIIRAD (association de vigilance)
- le site "Sortir du nucléaire" (association contre le nucléaire), qui en parlait déjà il y a trois ans
Maintenant, ce qu'on n'entend pas sur les ondes, pas à la télé, pas dans les grands médias : deux projets, un du Codex Alimentarius (code alimentaire international) et un autre de la CIPR (Commission
internationale de protection (!!!) radiologique) prévoient d'autoriser à la vente et à la consommation les aliments "faiblement" irradiés. Leurs conclusions et celles d'organismes indépendants comme la CRIIRAD sont totalement divergents, en ce qui concerne notre santé, et particulièrement celle des enfants (attention : il ne s'agit pas là d'un appel à votre sensibilité ... mais les enfants d'aujourd'hui sont l'humanité de demain). Dans le doute, il faut s'abstenir. C'est d'ailleurs ce que préconise aujourd'hui notre Constitution, puisque le Parlement l'a modifiée récemment pour y intégrer le principe de précaution.
La CRIIRAD, justement, présente un bon dossier sur la chose, avec le sérieux qui caractérise cette association. Bien sûr, il ne faut pas hésiter à signer la pétition si vous aussi, ces mesures vous inquiètent !
Par ailleurs, je ne peux m'empêcher de penser que le libéralisme économique ambiant n'est pas étranger à l'affaire. Quel est le but de ces mesures ? Favoriser l'écoulement sur le marché de produits aujourd'hui invendables. Il s'agit donc de favoriser les entreprises, organisées en lobbies, au détriment des citoyens, cantonnés dans leur rôle de consommateurs, priés de consommer sans se poser de questions.
Ce qu'ils oublient, c'est que, comme le bas peuple, les dirigeants eux aussi subissent les méfaits de ces politiques cyniques : en témoigne la campagne DetoX du WWF.
Il y a quelque chose de pourri en Occident ...
12 mars 2005
L'Amérique ... pfffff ....
Voilà, que j'vous explique. Mon chéri a une aversion profonde pour les
Etats-Unis. Il n'a jamais vraiment accroché", mais depuis un voyage au
Canada, sa religion est faite : l'Amérique est le pays le plus nul de
la planète. Il faut dire que les douaniers amériacains ne sont pas à
classer dans la catégorie "sympathiques" (euh ... sauf mon cousin
Ricky, qui est dans les douanes amméricaines, et qui est certainement
un des mecs les plus sympas de la planète !). Donc, nous avons voulu
voir les chutes du Niagara de l'autre côté, et nous nous sommes fait
refouler à la frontière (ils voulaient nous faire payer, nous ne
voulions pas). Depuis, Hervé ne peut plus voir un uniforme étasunien en
peinture, et je ne parle pas de l'administration Bush. Autre grosse
pierre d'achoppement : la religion. Il ne croit qu'en la science, quand
les américains voient Dieu partout. Et ça le révulse.
Ayant de la famille aux Etats-Unis, et étant allée les visiter chez
eux, je suis forcément un peu plus raisonnable. Je sais à quel point ce
pays peut-être un pays fort-minable, mais aussi que les Etasuniens ne
sont pas tous à mettre dans le même panier. Il y en a même qui ont un
cerveau !
Donc, hier, mon chéri m'a envoyé ceci :
Cauchemar écologique mondial si la Chine adoptait le rêve américain

WASHINGTON (AFP), le 11-03-2005
La terre connaîtra un véritable cauchemar écologique d'ici 2031 si l'ensemble des Chinois venaient à adopter l'actuel mode de vie américain de forte consommation, a averti mercredi l'institut de recherche américain Earth Policy Institute.Le rêve américain, version chinoise, conduira immanquablement à une catastrophe planétaire environnementale et économique selon les extrapolations de cet institut, en matière de consommation alimentaire, énergétique et de matières premières.
Si l'économie chinoise connaissait une croissance de 8% par an, doublant tous les neuf ans, le revenu par habitant en 2031 atteindra les 38.000 dollars, soit le revenu par habitant actuel des Etats-Unis, mais pour une population estimée alors à 1,45 milliard, affirme cette étude.
Actuellement le revenu annuel moyen d'un Chinois par habitant atteint à peine les 5.300 dollars.
Les projections les plus alarmantes concernent la consommation d'énergie et ses conséquences.
"En dehors de l'air irrespirable en raison des fumées provenant de la consommation de charbon, les émissions de CO2 de la Chine dans 26 ans équivaudraient à celles émises par les sources de pollution sur toute la terre aujourd'hui" selon cette étude.
En effet, si les Chinois utilisent proportionnellement autant de pétrole en 2031 que les Américains aujourd'hui, la Chine devra disposer de 99 millions de barils de brut par jour. La production mondiale quotidienne actuelle avoisine les 79 millions de barils.
Pour le charbon, si dans 26 ans chaque Chinois brûle autant de charbon qu'un Américain (soit 2 tonnes par an en moyenne), le pays en utilisera 2,8 millions de tonnes chaque année, soit plus que la production mondiale annuelle actuelle de 2,5 millions de tonnes.
"Le changement climatique ne serait plus gérable, mettant en danger la sécurité alimentaire et inondant toutes les agglomérations côtières", avertit l'institut.
A raison de trois voitures pour quatre habitants en ce moment aux Etats-Unis, ce rêve de la possession d'un véhicule privé conduirait le parc automobile chinois à plus d'1,1 milliard d'unités en 2031.
"Les routes, autoroutes et parkings pour absorber toutes ces voitures représenteront l'équivalent de la surface consacrée aujourd'hui à la culture du riz en Chine", affirme l'institut.
Et si tous les Chinois se mettent à consommer "de manière aussi vorace" en 2031 que les Américains aujourd'hui, la seule consommation de céréales par personne passera de 291 kg à 935 kg par an.
Cela représentera pour l'ensemble de la Chine l'équivalent des deux tiers de la totalité de la récolte mondiale de 2004, qui avait atteint un peu plus de 2 milliards de tonnes, selon l'étude.
Pour satisfaire une telle demande, il faudrait produire environ un milliard de tonnes de céréales supplémentaires d'ici 2031, ce qui pourrait entraîner la disparition de grandes parties de la forêt tropicale amazonienne transformées en champs de blé avec d'énormes conséquences écologiques.
Dans 26 ans, si les Chinois consomment autant de viande que les Américains aujourd'hui --125 kg par personne en 2004-- la production en Chine devrait passer à 181 millions de tonnes contre 64 millions de tonnes aujourd'hui. Cela représenterait les quatre cinquièmes de la production mondiale actuelle de viande.
Le but de l'exerice n'est "pas de jeter la pierre à la Chine pour une consommation effrénée" mais plutôt de mettre en garde devant les tentations de vouloir vivre selon le modèle occidental de la "société de consommation", alors que les ressources planétaires sont limitées, conclut l'étude.
Euh ... et apprendre aux Etasuniens, et aux Européens à polluer et à consommer moins, c'est possible ? Kyoto, ils en ont entendu parler ? Les énergies renouvelables ? Parce que je vois mal comment on va pouvoir demander aux pauvres de la planète de le rester, pour que NOUS puissions conserver notre mode de vie de fous.
Ralalalalala ...
La décroissance, une solution ? Allez lire ceci : http://www.decroissance.org/
Puis cet article du Monde Diplomatique, sur le même sujet : Pour une société de décroissance
Bonnes lectures !
23 février 2005
C'est l'heure de la pause ...
... dans les corrections. Vive les vacances !
Pas grand chose à raconter aujourd'hui, alors, je vous propose un petit truc écolo tiré de ce livre, que j'avais présenté ici :

Saviez-vous que 40% de l'énergie consommée par les appartements et maisons de France est consacrée au chauffage ? et qu'on pourrait économiser facilement 30% de cette énergie de chauffage ? Savez-vous que l'énergie consacrée au chauffage produit, sur la planète, 75 millions de tonnes de CO2 par an ? 2400 kg à la seconde ?
Alors, comment faire pour éconnomiser notre argent tout en préservant notre environnement ? Quelques idées simples :
- Utiliser des thermostats d'ambiance, des programmateurs
- Ne pas surchauffer (20°C devrait être un MAXIMUM !). 1°C en moins, c'est en moyenne 600 euros économisés dans l'année, et 9% de production de CO2 en moins !
- Régler le thermostat du chauffe-eau à 60°C : c'est une température qui garantit hygiène et sécurité, sans gâchis d'énergie
- Prendre des douches plutôt que des bains (comme cela, vous ferez d'une pierre deux coups en économisant l'eau, une de nos ressources les plus précieuses, et en réduisant la quantité d'eau à chauffer)
- Faites contrôler et entretenir régulièrement votre chaudière : cela vous assurera un meilleur rendement.
Si seulement 1 français sur 5 baissait de 1°C la température ambiante chez lui, nous économiserions chaque jour l'équivalent de 30 millions de litres de pétrole, et chaque année, le rejet de 1 million de tonnes de CO2, principal gaz responsable de l'augmentation de l'effet de serre. Franchement, ce n'est rien à faire ... Alors, au "boulot" !
08 février 2005
Femmes, je vous aiiiiiiiiiime ...
Âmes sensibles s'abstenir ...
Si les reds, les ours, les ragnagnas, le débarquement des armées de sa
grâcieuse majesté, en un mot si les menstruations vous dégoûtent,
passez votre chemin, et revenez plus tard.
J'ai fait un bébé, je
l'ai allaité, et j'ai échappé à ces désagréments pendant un peu plus de
16 mois. Mais l'allaitement mixte, ça ne permet pas d'y échapper bien
longtemps. Alors, voilà ... ce matin, les Anglais sont revenus. Il
fallait bien que ça arrive un jour. J'en ai profité pour tester la
Mooncup. Je vous avais déjà parlé, sur mon précédent blog,
des couches de Raphaël. De l'intérêt écologique et économique qu'il y
a, également, à limiter au maximum l'utilisation de produits jetables.
Eh bien, il en va de même avec les protections préiodiques. Si vous
êtes écolo, ou économe, voici les solutions qui s'offrent à vous, selon
vos goûts ...
- Les serviettes lavables. Vous pouvez les fabriquer vous-même (un patron) ou les acheter sur internet. Personnellement, je trouve ça beurkissime, mais certaines préfèrent.
- Les mensi, ou tampons en éponge naturelle. Cela fonctionne exactement comme les tampons, à part qu'on ne les jette pas.
- Le top du top, selon moi : la Mooncup, ou Diva cup.
C'est tout simplement génialissime !!! Pour 30 euros, vous avez une
protection durable (10 ans), saine (sans risque de choc toxique,
contrairement aux tampons classiques), et très adaptée à une vie de
femme active. Il s'agit d'une petite coupe en silicone que vous insérez
comme un tampon. Ca ne se sent absolument pas (je ne suis pas douée,
mais j'y suis arrivée du premier coup), vous pouvez si vous le
souhaitez la garder douze heures d'affilée (bonne contenance, pas de
risque de choc car le silicone n'est pas idéal pour le développement
des bactéries), et l'entretien est minime : passer la coupe sous l'eau
à chaque changement, et la stériliser (5 mn dans l'eau bouillante)
entre deux périodes de règles. Pas d'odeur désagréable, aucune gêne. Le
top, pour un budget ridicule.
Une seule explication possible à la faible notoriété du produit : le poids, encore une fois, des multinationales. Celles qui vendent pour des milliards de dollars de produits jetables en tous genres (couches, protections féminines, lingettes de tous ordres, etc.), produits qui ont comme énorme avantage de se vendre en continu. A priori, un bébé a besoin de couches pendant deux ans, voire trois ans. Une femme réglée a besoin de tampons et/ou de serviettes tous les mois pendant une grosse trentaine d'années (ouah ! le marché !), et on fait le ménage assez régulièrement. Et à chaque fois, si on en croit l'idéologie ambiante, on est obligée de R-acheter. On achète, on jette, on achète, on jette ... Et que peuvent faire les producteurs de produits non jetables, face à ces mastodontes, qui offrent aux jeunes filles leurs premiers tampax avec l'aval de l'éducation nationale, qui sous-traite l'éducation sexuelle à des intervenants extérieurs pas forcément neutres, commercialement parlant (dans mon ancien établissement, l'intervenante était appointée par Tampax - marque de Procter&Gamble !) ??? Pas grand-chose, malheureusement ... Snif ...
Voilà, c'était la minute de pub ... Désolée, pas de Julien Clerc en fond sonore. Pas les moyens de Georgia-Pacific / Vania, moi ...
Bonne soirée quand même !